J'aime mordre le dos des garçons.

Fantasmagorie du samedi.

25 décembre 2009

RENOUVEAU

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21 ans, printemps.


. DEARHORROMATIC .

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14 décembre 2009

We're poor, it's X-Mas

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Pellicule Pola - Spirit 600 CL
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Les chaussures de Freddy - £65.00

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Les chaussures over-kitsch - £89.00

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Parce que je suis cinglée et que j'aime les maquillages.


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Pour sauver le monde - £3.50
 

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JE SUIS UN INDIEN

je suis un indien


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17 septembre 2009

Beautiful songs to fall asleep

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10 septembre 2009

CALEPIN INFERNAL

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"Au détour des décombres, j'ai ramassé avec fierté ma chair et je suis partie"


Avec Pia, après un déjeuner sur une terrasse en plein soleil parisien, nous flirtons avec une caisse pleine de livres, et les livres flirtent avec un message plein de sens. Elle en sort un: Lou, histoire d'une femme libre. L'amante voulue de Nietzsche, qui ne l'aura jamais. Elle en sort un autre: Carnet Infernal de François de Villandry. J'emporterai les deux.




HISTOIRE BANALE


L'autre nuit, dans un épais brouillard humide
J'ai croisé une fille Rien de plus banal N'est-ce pas?
Oui, j'ai croisé une fille aux yeux noyés d'ether.
Sa voix cassée, ses cheveux blonds ébouriffés
M'ont plongé en quelque sorte dans le désarroi.
Nous sommes allés discuter de nos rêves dans un bistrot.
Puis Dans un appartemet Rue "qu'importe"
Nous avons failli croiser l'amour
Failli pour l'unique raison
Que nous avions simplement soulagé nos corps.
Les sentiments étaient absents  ... Ailleurs!
Après avoir grillé quelques cigarettes
Nous avons essayé en vain de parler le même langage.
Nous avons abordé tous les sujets sans pour autant les analyser.
La grisaille de la nuit nous enveloppa...
Le matin Sous une pluie de grêlons S'est levé.
Nous aussi.
L'ayant quittée mes godasses ont crotté le parc Monceau.
L'esprit en déroute, par les clichés de ses manières
Me faisait défaut.
Mon être aussi!
Plusieurs jours se sont évanouis dans la pénombre d'une étoile brisée.
Hier, remontant l'Avenue Hoche
Une silhouette accrocha mon regard
La mienne dut accrocher le sien
Car c'est dans un élan mutuel
Que nos pas ont foulé le bitume dans la même direction
Jusqu'au moment où face à face...
Nos talons se sont tus.
Il pleuvait!
Un parapluie de couleur sombre
Berçait son portrait dans la mélancolie de sa vie.
Elle voulut me parler, j'acquiaissais avec dans la gorge,
Une sensation étrange.
Dans un pub coloré de moquette "automne"
Ses angoisses craquèrent dans un brouhaha de phrases
Poignantes.
Mes pupilles de bas en haut scrutèrent au travers de ses larmes
Un état dégradant...
Pour qui? Pour quoi?
Tout simplement... Pour nous... Vous et moi!
Prostituée Pute Péripatéticienne...
Abominables noms qui rongent à la fois le sourire et la tristesse.
Paumée, elle semblait happer ma main avec dans les doigts
Les cicatrices de la solitude.
Désespérement, elle s'aggripait à mes paroles
Comme on s'accroche à une drogue
Pour s'éclipser loin très loin
Vers l'ailleurs d'un trottoir dégueulasse.
Son corps flétri par des pattes sales
Son visage usé par la poisse
Semblaient s'effacer sous le pinceau d'un artiste peintre;
Elle se bloquait, ne voulant en aucun cas me faire ressentir son état
Et moi comme un con
Je l'écoutais avec dans le coeur des vibrations mortes.


François de Villandry.



*

Voilà mon héritage de cette bien étrange journée. C'est aussi un peu le votre, maintenant.
Comme dirait Lou Andreas Salomé -alter égo-:

<< Nous devons faire ceci, nous devons faire cela... Je n'ai aucune idée de qui est ce nous. C'est seulement de moi que je sais quelque chose. Je ne puis vivre selon un idéal, mais je puis très certainement vivre ma propre vie, et je le ferai quoiqu'il advienne. En agissant ainsi, je ne représente aucun principe, mais quelque chose de beaucoup plus merveilleux, quelque chose qui est en moi, quelque chose qui est tout chaud de vie, plein d'allégresse et qui cherche à s'échapper. >>

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07 septembre 2009

I never loved you

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by fée-brile: Shakespeare & Co.

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( I ONCE FELL IN LOVE WITH YOU JUST BECAUSE THE SKY...)


J'
écoute le 45 tours de Guillaume, enfin de Coming Soon, enfin bref je n'ai pas dormi et il fait encore nuit, et je me pose des questions. Il me manque quelque chose, que je comble par une écriture intempestive. Il me manque un truc. Oui mais quoi? Le bonheur? Ah, facile ça. Pourtant si on raye les options Amour du prochain, Foi, Volonté, Courage, ne reste que ce petit mot stupide qui coince et que je n'ai pas. Je ne suis effectivement pas heureuse, simplement vaguement portée par mon énergie ascendante et descendante au gré des évènements, ce qui revient à dire que je ne suis pas moi, pas vraiment. On dirait bien que je l'ai dans le cul, Johnny. Il est des mots qui, s'ils ne sont pas rattachés à l'essentiel, nous diluent malgré tout. Faut que je sorte de cette damned boring semi-hibernation qu'est la mienne. J'ai envie de poser mes fesses au Baron de Paris à Tokyo et de bouger mon bassin au Fabric. De voir Londres émerger du brouillard, de causer aux cactus dans un désert une bouteille de Johnnie Walker posée sur le ventre. De sentir des doigts bien vivants se refermer sur les miens. Qu'est-ce que j'attends? Je ne sais pas trop, je crois. Je reste indéfiniment sur la ligne de départ, guettant le coup de sifflet qui ne viendra jamais. Quand tu te lances, tu te lances seul. La vie nous accorde au moins cette difficile faveur. Tap tap tap, le xylophone me tape sur le crâne. "Lovers often leave marks, hidden to the eyes and to the touch". Ouuuh quelles jolies paroles que voilà, ça c'est profond, aussi profond que mon cul tiens. 6h33, c'est une très belle heure pour être grossier. Ne trouvez-vous pas? J'emmerde mes sentiments, j'emmerde tous les ex de la terre, je m'emmerde aussi jusqu'au cou. J'emmerde tant et si bien tout le monde que je finis par m'arracher un maigre sourire. Voire un fou rire. Voilà, c'est ça, toujours être souple du cerveau, autrement dit, avoir un pourcentage non-négligeable de folie: tant que le bateau ne chavire pas, tu peux faire croire que c'en est un. C'est un autre problème quand ta barque miteuse s'entiche d'un trou en plein milieu.  Le jour se lève. Je vais quitter Coming Soon et mes questions pour rejoindre CocoRosie et mes souvenirs... j'ai vécu ici, quand j'étais petite. Et j'y reviens quand je tombe en morceau. C'est chouette d'avoir une mère, n'y avez-vous jamais songé? Pouvoir dire "Maman, maman, ça ne va plus" après trois mois de silence. Si je n'avais pas ça, je n'aurais personne pour prendre soin de moi - et me donner des coups de pieds au cul. Personne pour m'aimer telle que je suis avec toutes mes facettes. Si j'étais mère, je ne confierai ma fille qu'à celui qui saura faire de même. Je ne sais pas si la vie me réserve ça comme cadeau de bienvenue. A vrai dire, on ne sait pas grand chose.


Au fait, c'est la rentrée
.


Coming Soon -Home From The Blues - LEXPRESS.fr/SESSION
envoyé par LEXPRESS. - Regardez d'autres vidéos de musique.

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02 juin 2009

I'm sure there is somebody who is everything.

*

I
l y aura Bob Dylan, de la musique islandaise, des livres de poésie cornés ouvert autour du lit, du chocolat, des sirops de tous les goûts, des objets insolites, des billets d'avion entassés sur le sol, un harmonica, des notes d'essence parfois trop élevées, des vêtements de tous les genres dépassant du placard, de vieux films en VO, des lieux abandonnés, des milliers de concert, des CD de tous les styles, des danses sur du vieux jazz, la même émotion pour un oiseau regardé, de l'herbe, des costumes, une guitare, des rencontres, du bon whisky, des restaurants, les amis de tes amis, les amis de mes amis, des cigarettes à la fenêtre, des fleurs, des souvenirs, de la confiance, des dessins sur les murs, des post-it sur le mur toilettes pour faire rire l'autre, des post-it mouvant dans l'appartement, des cachettes secrètes, des fou rires, des absences à combler, des thés de tous les goûts, du café, des mails, des promenades au soleil sous la pluie, des parties de console, des conneries de gamins, des notes placardées sur le frigo "tel livre, page 46, la troisième phrase", des lieux d'enfance, des moments non prévus, des cadeaux achetés à l'improviste, des carnets de notes, un violon, des balançoires, des larmes sincères, des listes de tout pour tout, des histoires à raconter, des croquis, ces sourires qui veulent dire "mais oui, je veux tout vivre!", des colis, de l'anglais, du russe, de l'islandais et du japonais, des discussions tard dans la nuit, des échanges d'adresses, des polaroïds, des photos, des gameboy, des siestes imprévues, des trains, du manque, des bars, d'anciens films de série B, des expositions, des appels à 4h du matin, des passions subites et enflammées, des gâteaux fait à deux, un bateau, des animaux recueillis "parce que...", des surprises, des défis idiots, des silences tranquilles, des cartes postales, des aventures, des étrangers invités, des regards complices, des pensées toujours tournées vers l'autre tandis que chacun vit sa propre vie. ... quand on sait qu'il n'y a rien à haïr ou mépriser, mais tout à apprendre, on ne peut être qu'optimiste, curieux, sensible et vivant, avant toute autre chose.


Je n'ai pas besoin de toi pour le faire toute seule, mais je suis sûre que quelqu'un est ça aussi. Et quand tu seras là, tout sera multiplié, et je mourrais de bonheur tous les matins et tous les soirs, ami ou amant. Après l'avoir cultivée, je ne demande qu'à ce que tu deviennes ma solitude à moi.


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25 mai 2009

Mozart Rocks!

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Long Long Road

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Je commence à écrire en écoutant Float, son album. Je commence à écrire tard le soir, une cigarette nous reliant d'un pays à l'autre, peut-être, les fumées traversant des vallées de silence pour venir s'enlacer.

Je l'ai rencontré le lundi 11 mai.
Peter.

http://www.myspace.com/peterbroderick


. Je rappelle Pia, la clope au bec, devant le Nouveau Casino. "Tu ne viens pas? Bon vu qu'Alma a annulé aussi, génial, je me retrouve toute seule en gros...". Soupir. "Repose toi bien, allez salut". Dans la salle, je tourne en rond, attendant que le concert de Marissa Nadler commence, avec ses deux premières parties. Seule, j'observe les gens, un grand échalat à ma droite se dandine d'un pied sur l'autre, semblant perdu; il me jete un coup d'oeil prudent puis se lèche les lèvres d'un mouvement compulsif, avant de se remettre à triturer sa chemise. Je m'approche de la scène, regardant. Un piano. Un violon. Une scie musicale. J'étais l'unique auditrice accoudée, accrochée sur le bord de cette petite scène; et depuis son arrivée discrète et feutrée jusqu'à l'extinction des projecteurs, je n'ai plus rien vu, plus rien entendu d'autre que lui. D'un mouvement doux et précis il pose sa guitare, soulève son violon, puis se tourne vers le piano, sa présence, rien que sa présence, me donne les larmes aux yeux. "My father wrote this song, I'm glad I...". J'ai commencé à pleurer, lentement. Ses doigts sur le violon, et ce regard... Quand les lumières se sont rallumées, j'avais l'impression d'être revenue du dedans de mon coeur, rempli de vent, de plaines, de plantes oscillant lentement sous la pluie, sous leur rythme tranquille et confiant qui ne change jamais, qui change toujours. Je le vois du coin de l'oeil s'installer pour vendre ses cd, parlant aux gens, les remerciant d'un sourire doux. "J'y vais... je vais lui dire, lui dire". A chaque fois une nouvelle personne surgit et moi, je recule dans l'ombre, n'arrivant pas à aborder tout bêtement cet être humain. Je note mentalement en souriant qu'il ressemble énormément à Nick Cave, en jeune et en "beau" pour les critères standard de beauté. Une sorte de Nick Cave non pas sexuel mais pur et peu perdu, extrêmement touchant. Finalement, quand je décide de me lancer, il a disparu, laissant l'emplacement vide et le temps pour que je me traite trente fois d'imbécile ("grosse merde t'es con merde!"). Je babille avec Coralie au vestiaire, buvant une bière, distraitement. Et soudain, adossé contre le mur, il est là. Une fille l'aborde pour acheter un de ses cd et d'un mouvement impulsif, comme si mon corps savait déjà qu'il fallait que je le fasse, je m'accroupis à sa hauteur et lui dit, sans réfléchir: "I wanna buy your cd... and I fell in love with you". Il lève véritablement les yeux et sourit d'un air surpris et... et carrément timide, avant de me tendre ce que j'étais venue demander. Confiante sans trop savoir pourquoi, je monte les marches qui mènent au fumoir, et jete un oeil en bas. Il me regardait. Je lui souris.

. La porte s'ouvre, tandis que je suis des yeux la foule dans la salle, en dessous. Je l'entends s'assoir en face de moi. "Hi... do you have a lighter?". "Yes, sure...". Silence. "Mind you if I give you my card, I'm also a musician and I really want you to listen to my music... you know, you make me cry!". Echange de sourire. On discute un peu, avec ma voix anglaise bien plus claire et franche que l'originale. Il me fait signe qu'il redescend. Je le suis. "Can we go outside, I wanna buy cigarettes?". Je lui montre un peu la rue Oberkampf, et puis comme ça, on continue de marcher. On parle, on marche, on marche, on marche... comme si nous nous étions toujours connus. "I wanna dance with you!" "With me?" "Mmh mmh". En revenant au concert, nous terminons chacun notre bière, puis je lui prends la main, et au milieu de tous, devant mes collègues et patrons du Nouveau Casino, devant ces inconnus, nous nous mettons à valser sur Marissa. Et tous disparaissent. "See, I'm turning red! I saw you when I was on stage, and I said to myself: bad idea, don't look at the girl, with her big blue eyes, and her blond hair, and...". Il baisse les yeux comme un enfant. Sourit, se mord les lèvres, puis saisit mes cheveux dans sa main, doucement. Et m'embrasse.

. Nous ressortons dehors, main dans la main. Dans cette petite rue que je connais bien, à l'abri de la circulation, nous nous asseyons à même le trottoir, et je sens mon coeur battre d'un rythme tranquillement délicieux pendant que je contemple le ciel presque noir de Paris. Tout est paisible. Nous nous tournons l'un vers l'autre. Je l'embrasse, à mon tour. Il regarde mes yeux, parcoure ma bouche de baisers volatiles, frôlés, ma tête se penche en arrière tandis que nos lèvres chavirent de plus en plus loin. "Usually I'm not that kind of guy, I mean, it's the first time I do something like that...". "I wanna do something but well..." "What? What do you want to do?". Je me saisais de sa chemise, et nous allonge l'un contre l'autre sur le gravier sale parisien. Il rit. On se relève à l'approche d'un taxi, qui vient lentement terminer sa course juste devant nous, coupant son moteur sous nos regards circonspects: on commence à rire en choeur, et en partant, je fais un petit coucou de la main au chauffeur à son volant; heureux, il me répond d'un signe avec un grand sourire. "Ah, les jeunes...". De retour une dernière fois au Nouveau Casino, je lui demande ce qu'ils font, avec Nils son compagnon de route et second pianiste occasionnel: "Tonight, we go to Rennes!" "Oooh lucky you! I wanna go to Rennes too..." "Do you want...? You can come with us." "Ok". Il me regarde. "Really?", "I told you, yes...!". Il part demander à Nils de faire de la place dans la voiture. Une demi-heure plus tard, coincée entre une guitare et un piano, je prends la route pour Rennes avec eux et du jazz qui s'égraine par la fenêtre, nos trois cigarettes brillant dans l'obscurité. Je pars sans portable, sans prévenir, sa main serrée dans la mienne depuis sa place à côté du conducteur à la mienne, sur la banquette arrière.

*

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A  SNOWFLAKE

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. Une tempête prend vie petit à petit tandis que les kilomètres défilent sur l'auto-route. De temps en temps, Nils fredonne sur des airs de folk aériens ou du vieux blues. Je puise tout ce que mes yeux peuvent prendre par la fenêtre: la pluie, les nuages, la lune énorme et paisible, les lignes blanches qui se suivent vite vite. Soudain, mon coeur déborde d'une explosion de joie: je voudrais rire, remercier tout ce qui fais que je suis ici: je suis sur la route pour nul part, avec deux hommes rencontrés une heure plus tôt, vivante là sur cette portion de route parmi des milliers d'autres. Sa main revient chercher la mienne. Ses doigts glissent sur la vieille alliance de mon arrière-grand-mère, effleurent mon genoux, semblent vouloir tout caresser, tout aimer. La mienne rejoint la sienne et elles s'enlacent, fort. De plus en plus fort. Comme dirait Rose Dewitt Bukater: "C'était le moment le plus érotique de toute ma vie". Sous la pluie de plus en plus violente, nos mains ont fait l'amour, une heure, puis deux, alors que plus rien d'autre pour moi n'existait que ce contact tenu, et vivant.

. Arrivés devant l'hôtel, nous nous étirons avant de décharger les quelques valises et mon appareil photo, seul et unique bagage de cette étrange aventure. Chacun avait réservé sa chambre. Nous disons bonne nuit à un Nils épuisé, et nous installons sur un lit double, avec pour seul éclairage la télé sans son. Je ne me souvenais plus de cette sensation: j'ai l'impression d'être restée collée contre lui une minute ou bien une éternité, mais pas les 5h qui nous séparaient de la lumière du jour. C'était irréel. Et Rose de dire encore une fois: "Est-ce que nous l'avons fait? Non". Non. Mais pour la première fois depuis deux longues années, j'ai redécouvert ce que c'était que d'être enveloppée, doucement, attentivement, affectueusement. Avec amour. Au matin, il me dit: "Look... the morning...". Le jour commençait à se lever sur deux êtres humains oubliés du temps, et nous nous sommes assis en silence à la fenêtre, pour regarder les gouttes de pluie lentement descendre chaque feuille de chaque arbre, jouant leur intime symphonie, au milieu des oiseaux et de la verdure à l'infini. Je savais que nous étions deux à s'émouvoir de ce simple spectacle. Si j'avais du mourir à ce moment là, je n'aurais pas été plus comblée et sereine, avec mes cheveux en bataille et son tee-shirt gris trop grand recouvrant mes genoux, comme une enfant un peu trop grande.

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29 avril 2009

Ceiling.

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