J'aime mordre le dos des garçons.

Fantasmagorie du samedi.

02 juin 2009

I'm sure there is somebody who is everything.

*

I
l y aura Bob Dylan, de la musique islandaise, des livres de poésie cornés ouvert autour du lit, du chocolat, des sirops de tous les goûts, des objets insolites, des billets d'avion entassés sur le sol, un harmonica, des notes d'essence parfois trop élevées, des vêtements de tous les genres dépassant du placard, de vieux films en VO, des lieux abandonnés, des milliers de concert, des CD de tous les styles, des danses sur du vieux jazz, la même émotion pour un oiseau regardé, de l'herbe, des costumes, une guitare, des rencontres, du bon whisky, des restaurants, les amis de tes amis, les amis de mes amis, des cigarettes à la fenêtre, des fleurs, des souvenirs, de la confiance, des dessins sur les murs, des post-it sur le mur toilettes pour faire rire l'autre, des post-it mouvant dans l'appartement, des cachettes secrètes, des fou rires, des absences à combler, des thés de tous les goûts, du café, des mails, des promenades au soleil sous la pluie, des parties de console, des conneries de gamins, des notes placardées sur le frigo "tel livre, page 46, la troisième phrase", des lieux d'enfance, des moments non prévus, des cadeaux achetés à l'improviste, des carnets de notes, un violon, des balançoires, des larmes sincères, des listes de tout pour tout, des histoires à raconter, des croquis, ces sourires qui veulent dire "mais oui, je veux tout vivre!", des colis, de l'anglais, du russe, de l'islandais et du japonais, des discussions tard dans la nuit, des échanges d'adresses, des polaroïds, des photos, des gameboy, des siestes imprévues, des trains, du manque, des bars, d'anciens films de série B, des expositions, des appels à 4h du matin, des passions subites et enflammées, des gâteaux fait à deux, un bateau, des animaux recueillis "parce que...", des surprises, des défis idiots, des silences tranquilles, des cartes postales, des aventures, des étrangers invités, des regards complices, des pensées toujours tournées vers l'autre tandis que chacun vit sa propre vie. ... quand on sait qu'il n'y a rien à haïr ou mépriser, mais tout à apprendre, on ne peut être qu'optimiste, curieux, sensible et vivant, avant toute autre chose.


Je n'ai pas besoin de toi pour le faire toute seule, mais je suis sûre que quelqu'un est ça aussi. Et quand tu seras là, tout sera multiplié, et je mourrais de bonheur tous les matins et tous les soirs, ami ou amant. Après l'avoir cultivée, je ne demande qu'à ce que tu deviennes ma solitude à moi.


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25 mai 2009

Mozart Rocks!

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24 mai 2009

Wishlist for my birthday

I know I'll probably buy all this stuff by myself, but if you love me, you can buy me:

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Long Long Road

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Je commence à écrire en écoutant Float, son album. Je commence à écrire tard le soir, une cigarette nous reliant d'un pays à l'autre, peut-être, les fumées traversant des vallées de silence pour venir s'enlacer.

Je l'ai rencontré le lundi 11 mai.
Peter.

http://www.myspace.com/peterbroderick


. Je rappelle Pia, la clope au bec, devant le Nouveau Casino. "Tu ne viens pas? Bon vu qu'Alma a annulé aussi, génial, je me retrouve toute seule en gros...". Soupir. "Repose toi bien, allez salut". Dans la salle, je tourne en rond, attendant que le concert de Marissa Nadler commence, avec ses deux premières parties. Seule, j'observe les gens, un grand échalat à ma droite se dandine d'un pied sur l'autre, semblant perdu; il me jete un coup d'oeil prudent puis se lèche les lèvres d'un mouvement compulsif, avant de se remettre à triturer sa chemise. Je m'approche de la scène, regardant. Un piano. Un violon. Une scie musicale. J'étais l'unique auditrice accoudée, accrochée sur le bord de cette petite scène; et depuis son arrivée discrète et feutrée jusqu'à l'extinction des projecteurs, je n'ai plus rien vu, plus rien entendu d'autre que lui. D'un mouvement doux et précis il pose sa guitare, soulève son violon, puis se tourne vers le piano, sa présence, rien que sa présence, me donne les larmes aux yeux. "My father wrote this song, I'm glad I...". J'ai commencé à pleurer, lentement. Ses doigts sur le violon, et ce regard... Quand les lumières se sont rallumées, j'avais l'impression d'être revenue du dedans de mon coeur, rempli de vent, de plaines, de plantes oscillant lentement sous la pluie, sous leur rythme tranquille et confiant qui ne change jamais, qui change toujours. Je le vois du coin de l'oeil s'installer pour vendre ses cd, parlant aux gens, les remerciant d'un sourire doux. "J'y vais... je vais lui dire, lui dire". A chaque fois une nouvelle personne surgit et moi, je recule dans l'ombre, n'arrivant pas à aborder tout bêtement cet être humain. Je note mentalement en souriant qu'il ressemble énormément à Nick Cave, en jeune et en "beau" pour les critères standard de beauté. Une sorte de Nick Cave non pas sexuel mais pur et peu perdu, extrêmement touchant. Finalement, quand je décide de me lancer, il a disparu, laissant l'emplacement vide et le temps pour que je me traite trente fois d'imbécile ("grosse merde t'es con merde!"). Je babille avec Coralie au vestiaire, buvant une bière, distraitement. Et soudain, adossé contre le mur, il est là. Une fille l'aborde pour acheter un de ses cd et d'un mouvement impulsif, comme si mon corps savait déjà qu'il fallait que je le fasse, je m'accroupis à sa hauteur et lui dit, sans réfléchir: "I wanna buy your cd... and I fell in love with you". Il lève véritablement les yeux et sourit d'un air surpris et... et carrément timide, avant de me tendre ce que j'étais venue demander. Confiante sans trop savoir pourquoi, je monte les marches qui mènent au fumoir, et jete un oeil en bas. Il me regardait. Je lui souris.

. La porte s'ouvre, tandis que je suis des yeux la foule dans la salle, en dessous. Je l'entends s'assoir en face de moi. "Hi... do you have a lighter?". "Yes, sure...". Silence. "Mind you if I give you my card, I'm also a musician and I really want you to listen to my music... you know, you make me cry!". Echange de sourire. On discute un peu, avec ma voix anglaise bien plus claire et franche que l'originale. Il me fait signe qu'il redescend. Je le suis. "Can we go outside, I wanna buy cigarettes?". Je lui montre un peu la rue Oberkampf, et puis comme ça, on continue de marcher. On parle, on marche, on marche, on marche... comme si nous nous étions toujours connus. "I wanna dance with you!" "With me?" "Mmh mmh". En revenant au concert, nous terminons chacun notre bière, puis je lui prends la main, et au milieu de tous, devant mes collègues et patrons du Nouveau Casino, devant ces inconnus, nous nous mettons à valser sur Marissa. Et tous disparaissent. "See, I'm turning red! I saw you when I was on stage, and I said to myself: bad idea, don't look at the girl, with her big blue eyes, and her blond hair, and...". Il baisse les yeux comme un enfant. Sourit, se mord les lèvres, puis saisit mes cheveux dans sa main, doucement. Et m'embrasse.

. Nous ressortons dehors, main dans la main. Dans cette petite rue que je connais bien, à l'abri de la circulation, nous nous asseyons à même le trottoir, et je sens mon coeur battre d'un rythme tranquillement délicieux pendant que je contemple le ciel presque noir de Paris. Tout est paisible. Nous nous tournons l'un vers l'autre. Je l'embrasse, à mon tour. Il regarde mes yeux, parcoure ma bouche de baisers volatiles, frôlés, ma tête se penche en arrière tandis que nos lèvres chavirent de plus en plus loin. "Usually I'm not that kind of guy, I mean, it's the first time I do something like that...". "I wanna do something but well..." "What? What do you want to do?". Je me saisais de sa chemise, et nous allonge l'un contre l'autre sur le gravier sale parisien. Il rit. On se relève à l'approche d'un taxi, qui vient lentement terminer sa course juste devant nous, coupant son moteur sous nos regards circonspects: on commence à rire en choeur, et en partant, je fais un petit coucou de la main au chauffeur à son volant; heureux, il me répond d'un signe avec un grand sourire. "Ah, les jeunes...". De retour une dernière fois au Nouveau Casino, je lui demande ce qu'ils font, avec Nils son compagnon de route et second pianiste occasionnel: "Tonight, we go to Rennes!" "Oooh lucky you! I wanna go to Rennes too..." "Do you want...? You can come with us." "Ok". Il me regarde. "Really?", "I told you, yes...!". Il part demander à Nils de faire de la place dans la voiture. Une demi-heure plus tard, coincée entre une guitare et un piano, je prends la route pour Rennes avec eux et du jazz qui s'égraine par la fenêtre, nos trois cigarettes brillant dans l'obscurité. Je pars sans portable, sans prévenir, sa main serrée dans la mienne depuis sa place à côté du conducteur à la mienne, sur la banquette arrière.

*

*

A  SNOWFLAKE

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. Une tempête prend vie petit à petit tandis que les kilomètres défilent sur l'auto-route. De temps en temps, Nils fredonne sur des airs de folk aériens ou du vieux blues. Je puise tout ce que mes yeux peuvent prendre par la fenêtre: la pluie, les nuages, la lune énorme et paisible, les lignes blanches qui se suivent vite vite. Soudain, mon coeur déborde d'une explosion de joie: je voudrais rire, remercier tout ce qui fais que je suis ici: je suis sur la route pour nul part, avec deux hommes rencontrés une heure plus tôt, vivante là sur cette portion de route parmi des milliers d'autres. Sa main revient chercher la mienne. Ses doigts glissent sur la vieille alliance de mon arrière-grand-mère, effleurent mon genoux, semblent vouloir tout caresser, tout aimer. La mienne rejoint la sienne et elles s'enlacent, fort. De plus en plus fort. Comme dirait Rose Dewitt Bukater: "C'était le moment le plus érotique de toute ma vie". Sous la pluie de plus en plus violente, nos mains ont fait l'amour, une heure, puis deux, alors que plus rien d'autre pour moi n'existait que ce contact tenu, et vivant.

. Arrivés devant l'hôtel, nous nous étirons avant de décharger les quelques valises et mon appareil photo, seul et unique bagage de cette étrange aventure. Chacun avait réservé sa chambre. Nous disons bonne nuit à un Nils épuisé, et nous installons sur un lit double, avec pour seul éclairage la télé sans son. Je ne me souvenais plus de cette sensation: j'ai l'impression d'être restée collée contre lui une minute ou bien une éternité, mais pas les 5h qui nous séparaient de la lumière du jour. C'était irréel. Et Rose de dire encore une fois: "Est-ce que nous l'avons fait? Non". Non. Mais pour la première fois depuis deux longues années, j'ai redécouvert ce que c'était que d'être enveloppée, doucement, attentivement, affectueusement. Avec amour. Au matin, il me dit: "Look... the morning...". Le jour commençait à se lever sur deux êtres humains oubliés du temps, et nous nous sommes assis en silence à la fenêtre, pour regarder les gouttes de pluie lentement descendre chaque feuille de chaque arbre, jouant leur intime symphonie, au milieu des oiseaux et de la verdure à l'infini. Je savais que nous étions deux à s'émouvoir de ce simple spectacle. Si j'avais du mourir à ce moment là, je n'aurais pas été plus comblée et sereine, avec mes cheveux en bataille et son tee-shirt gris trop grand recouvrant mes genoux, comme une enfant un peu trop grande.

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29 avril 2009

Ceiling.

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29 mars 2009

Message subniminal

01aaaaa

Tu contribues à mon bonheur, franky.

pia.

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23 février 2009

Like a peppermint eating away

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06 janvier 2009

Lou is singing with the silent morning snow

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*

J
e suis coincée à la campagne à cause de la neige et du verglas, depuis hier. Ce matin, par la fenêtre, neige sur les sapins et ciel à émietter toute souffrance: orange, violet, jaune, rose, boréal est le mot qui me vient stupidement à l'esprit. Tous les sanglots ne sont pas tristes. Ce sont simplement des sursauts de l'âme. Assise sur le rebord, j'attrape la petite guitare pour enfant de 4 ans ridicule à laquelle manque une corde, et je joue "Starving for affection", puis d'autres compositions créées cette nuit, sur cette même guitare. Ma casquette me tombe dans l'oeil. Un écureuil me regarde, figé. Oh I wish you were here.

.

*

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01 janvier 2009

One day of our life

Une journée normale dans un tout petit pays: notre maison.

Jour de l'an. On se sert un whisky en écoutant Wagner.
J'arrive en courant autour du lit de ma mère et Jeff: "Je pars en Irlaaaaaaande!". Je reviens 5 minutes après. "J'aurais pas du quand même, avec les problèmes de fric, c'est con de dépenser autant...". Ils me regardent. Et se foutent de moi. "Ha oui, t'aurais pas du...." "Les problèmes d'argeeeeent oh oui!". Mon "beau-père" (cette expression est naze) me tape sur la tête en disant "mais non, pars.". Une heure plus tard, je viens dire "Bonne annééééééééééééeeeeeeeeeeeeee", en gueulant dans le salon, "non parce que vous aviez pas l'air de réagir... oui bon voilà c'est fait". Jeff me montre le personnage qu'il est entrain de modéliser et d'animer sur son pc. On se regarde un film? On se regarde Hellboy (qui est un film KIFFANT, point.).

Jour d'après. Je me réveille à 17h, nuit. En pilote autmatique, je dis bonjour à ma mère à travers la porte de la salle de bain, et m'assois à la table du salon. Tout est noir, hormis les dizaines de bougies qui trainent partout sur les tables. I love you Porgy de Nina Simone s'égraine dans les airs, la confiture dans ma gorge a un putain de goût d'enfance. "On devrait acheter un costard à Alex, il serait beau, non?" "Il le mettrait pour ton mariage!" "Oui! .... hé mais attends NON, j'veux pas me marier moi! D'abord je serais avec un fille." "Haaa, t'es z'homo!" "Les hommes de la planète s'homo s'enc*** allègrement dans leur vaisseau spaciaux... hé, j'ai une idée de sketch de merde!". Jeff met Rage Against the Machine à fond. J'écris. Il chante sur les Andrew Sisters, avec une voix sexy, "ooooh you vex me you vex me!". Je rigole. "Chérie, tu as pris ta décision, pour le Canada?". Présentement ma mère me fait chier parce qu'étant myope je suis penchée comme une petite vieille sur mon écran, après être arrivée en serviette de bain: "regarde chéri, j'ai mis les paillettes de star! les paillettes du nouvel an!" "tu es belle... elle est belle, hein? mais viens à la lumière, on voit rien! "moi aussi m'man, je veux les paillettes du nouvel an, même si j'suis en pyjama!". Contest de doigts d'honneur en rythme d'un bout à l'autre de la salle. "Prête lui tes lunettes, non mais elle me fait mal là. Mets des gros caractères sur l'écran mémé!" "Salauds!". Joyeux foutoir. SWEET HOME, ALABAMA!

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30 décembre 2008

let me entertain you

My fabulous disorder! & other fairytales.
That's the way he wants me.

*On sale now with pieces of brain!*

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canniba2l

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